Communiqué de presse

Pour diffusion immédiate

 

Mobilisation des travailleuses du communautaire le 1er mai :

Épuisement et précarité, une situation insoutenable! 

 

St-Jean-sur-Richelieu, le 2 mai 2018 – Hier, des dizaines de travailleuses et de travailleurs des organismes communautaires de la Montérégie se sont rendus à Sherbrooke pour prendre part à une grande marche des travailleuses du communautaire, dans le cadre de la journée internationale des travailleurs et des travailleuses du 1er mai. Cette action visait à dénoncer leurs conditions de travail et à réclamer une hausse significative du financement des organismes communautaires ainsi qu’un réinvestissement massif dans le réseau de la santé et des services sociaux.

La TROC-Montérégie appuie les revendications de ces travailleuses qui, comme des milliers de femmes et d'hommes au sein des organismes communautaires du Québec, travaillent d'arrache-pied à faire un monde meilleur. « Cette marche marque le début d’un temps nouveau; les travailleuses du communautaire en ont assez d’être perçues et traitées comme du « cheap labor » par le gouvernement. Elles font un travail exceptionnel et le gouvernement doit reconnaître leur apport essentiel dans nos communautés. » explique madame Danielle Goulet, présidente de la TROC-Montérégie.

L’action communautaire est un secteur d’emploi très important au Québec (72 000 travailleuses et travailleurs[1], majoritairement des femmes) mais qui rime encore trop souvent avec précarité et pauvreté. Bien qu’elles soient très fortement qualifiées et diplômées, ces travailleuses reçoivent souvent des salaires en deçà de la moyenne québécoise. De plus, ces travailleuses n'ont généralement pas de fonds de pension, ni d'assurances collectives et subissent parfois du chômage économique.

En plus des conditions précaires, les travailleuses du communautaire doivent répondre à un nombre grandissant de demandes, de plus en plus complexes, en réponse à la diminution et aux difficultés d’accès aux services du réseau public. Tout cela est très essoufflant pour les travailleuses et c’est leur propre santé qui est en péril; comme on dit Cordonnier mal chaussé…

« Plusieurs de ces travailleuses vivent sous le seuil de la pauvreté et il n’est pas inhabituel d’en rencontrer qui doivent elles-mêmes recourir aux services d’organismes communautaires, comme le dépannage alimentaire, faute de revenu suffisant pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille ! » ajoute Mme Goulet.

Malheureusement, sans un financement public adéquat, les organismes peinent à améliorer les conditions de leurs travailleuses et le gouvernement, quant à lui, ne démontre actuellement pas l’intérêt d’établir un plan concret pour améliorer les conditions de ces milliers de travailleuses. « Pourtant, le gouvernement a les moyens d’investir dans les organismes communautaires et leurs travailleuses, c’est une question de choix budgétaire. Les organismes communautaires en santé et services sociaux reçoivent à peine 1% de tout le budget de la santé, c’est nettement insuffisant! » mentionne Johanne Nasstrom, directrice de la TROC-Montérégie.

Les travailleuses du communautaire de la Montérégie ont pris la rue hier aux côtés de leurs pairs de l’Estrie et d’un peu partout au Québec pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions, pour pouvoir continuer de travailler à l’amélioration des conditions de vie des gens de leur communauté jour après jour. Cette action n’est sans doute qu’un début; les travailleuses du communautaire continueront à s’unir pour leur dignité et celle de leurs communautés.

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Pour information :      Catherine Jetté

Agente de communication, TROC-Montérégie, 450.204.1607

                                         

[1]http://www.csmoesac.qc.ca/secteur-emploi/economie-sociale-action-communautaire/action-communautaire